Les
déclarations fallacieuses de Belkheir
L'article commandité par Larbi Belkheir et publié
par Chérif Ouazane dans Jeune Afrique est une tentative dérisoire
de réécrire le passé d'un homme qui fait honte
à l'Algérie. Belkheir s'est surpassé pour élaborer
toute une histoire faite d'inexactitudes et de mensonges pour le
présenter sous un visage féerique.
Incroyablement
on découvre dans le dit article, un Belkheir sorti tout droit
d'une épopée où il tient le rôle du héros
qui ne cesse de se sacrifier pour les siens ! Nationaliste, honnête,
serviable et même romantique ! Pour quelqu'un qui veut se
faire passer pour un père de famille modèle, c'est
bien raté!
A
court d'argument sur la faillite de notre pays, le principal responsable
de la tragédie jette la pierre au peuple car à bien
lire ses propos, c'est par la faute du peuple algérien que
nous en sommes arrivés à ce stade.
Belkheir et ses acolytes commandent l'Algérie d'une manière
bien propre à eux. Ce qui se passe en réalité
depuis qu'ils ont spolié le pouvoir en Algérie, c'est
que l'armée coloniale des années de braises a été
substituée par une horde de supplétifs invétérés.
Pis encore, quand on regarde leurs agissements et leurs comportements
au sein de l'ANP on ne peut que dire que ces généraux
régissent l'Algérie avec une mentalité de colons
! Tous leurs actes ont un seul objectif : l'appropriation obligée
de toutes les richesses de notre pays.
Pour la mémoire sacrée de nos martyrs, pour toutes
les victimes des années rouges et pour tous les Algériens
qui chaque matin que Dieu fait, se sacrifient et s'investissent
curs et âmes pour que demain soit meilleur, nous devons
remettre Belkheir dans sa vraie dimension.
Afin
d'apporter les corrections qui s'imposent aux allégations
fallacieuses de Larbi Belkheir nous allons procéder en trois
étapes :
1) Belkheir et la guerre de libération
Le
père de Larbi Belkheir n'a jamais été un respectable
Cheikh de zaouïa comme il le prétend, mais plutôt
un grand Bachagha au service du régime colonial français,
chargé de la répression des Algériens en général
et des nationalistes en particulier. A ce titre Belkheir devrait
prendre la peine de consulter le répertoire des grandes familles
algériennes de la colonisation ; l'histoire de sa famille
y figure en bonne place.
L'engagement
de Larbi Belkheir dans l'armée française en pleine
guerre de libération est le résultat d'un choix délibéré
de sa part, pour servir le régime colonial à l'instar
de son père, et non d'une incorporation par "devancement
d'appel" comme il s'efforce de la faire croire.
Sa "désertion" de l'armée française
est présentée dans cet article comme un événement
extraordinaire qu'un grand-père se doit de raconter à
ses petits-enfants pour leur montrer que grand papa est un héros
! Il ajoute dans l'article, qu'il "s'embarque
à
destination de la Tunisie où il est aussitôt affecté
à la région frontalière. Mission : former le
45e bataillon" !
A cet égard, les précisions historiques suivantes
s'imposent:
a) La "désertion" de Belkheir n'est pas
individuelle, mais collective. En effet, Les sous-lieutenants qui
ont rejoint la Tunisie en 1958 sont, entre autres, (par ordre alphabétique)
: Abdelmadjid Allahoum, Abdelnour Bekka, Larbi Belkheir, Mohammed
Ben Mohammed, Hamou Bouzada, Mostepha Cheloufi, Abdelmalek Guennaizia,
Mokhtar Kerkeb, Lahbib Khellil, Rachid Mediouni, Khaled Nezzar et
Salim Saadi.
Comme tous ses associés, il faisait lui aussi partie de la
fameuse promotion " Lacoste " de 1958. Mais pour rendre
justice aux hommes de foi, le défunt général
Lahbib Khellil n'a pas marché dans la combine Belkheir ;
il a d'ailleurs été radié des rangs de l'ANP
suite aux instructions de Belkheir.
b) Il est curieux que ces officiers "déserteurs"
de l'armée française n'aient pas rejoint l'armée
de libération nationale (ALN) dans les maquis comme l'ont
fait avant eux Mahmoud Chérif ou Abdelrahman Bensalem ou
encore Abdallah Belhouchet, pour ne citer que ceux-là. Mais,
ils ont rejoint le FLN et le GPRA en Tunisie pour entrer par la
grande porte sans prendre le moindre risque. Il fallait qu'ils survivent
pour mener à bien la mission dont ils ont été
investis.
c)
Ce n'est qu'en 1958, après l'arrivée du général
Charles De Gaulle au pouvoir (avec sa claire stratégie basée
sur la "troisième voie" et "l'Algérie
algérienne", pour affaiblir, sinon éliminer de
la scène politique algérienne le FLN et écraser
l'ALN) que l'on a assisté à des vagues successives
de "désertion" de l'armée française
pour rejoindre le FLN en Tunisie en 1958, 1959 et 1961.
Parmi les sous-officiers promus sous-lieutenants par l'armée
française avant de les envoyer en mission en Tunisie en 1961,
quelques mois seulement avant l'indépendance, figurent en
particulier les "déserteurs" Mohammed Lamari et
Mohammed Touati. Les mystères de la stratégie coloniale
du gonflement des grades et de l'encouragement des désertions
massives se sont élucidés avec le temps. Il est établi
à ce jour que ces pseudo-déserteurs ont été
chargés d'une mission bien spécifique : L'infiltration
de l'ALN par des éléments fidèles à
la France.
d) Belkheir n'a eu aucune affectation immédiate à
son arrivée en Tunisie, comme il le prétend. Après
une année passée en stand-by au camp de Garn Al Hafaya
(situé au sud du Kef) avec ses collègues "déserteurs",
Belkheir a été affecté au camp d'instruction
de Oued Meliz (près de Ghardimaou). Là, il a eu de
graves engueulades avec les djounouds de l'ALN qui s'étaient
révoltés contre lui et son collègue le sous-lieutenant
Madaoui pour leur comportement indigne vis-à-vis des moudjahidines.
e) Bouteflika, dont il dit avoir fait connaissance en 1960,
n'a jamais été membre de l'état major général
comme il l'affirme. Les membres de l'état major général
étaient : le colonel Boumediène, les commandants Ahmed
Kaid et Ali Mendjeli. Le quatrième membre était le
commandant Rabah Zerrari dit le commandant Azzedine. Mais, il n'a
jamais rejoint son poste au sein de l'état major général.
Tous ont été nommés par le Conseil National
de la Révolution Algérienne (CNRA) dans sa session
de janvier 1960, dont ils étaient d'ailleurs tous membres.
Bouteflika n'a par contre jamais été membre du CNRA,
ni membre de l'état major général. Il n'a jamais
été chargé "d'inspecter les troupes basées
aux frontières Est de l'Algérie". Ce serait d'ailleurs
une insulte à la mémoire des commandants Abdelrahman
Bensalem et Salah Soufi, alors respectivement chefs de la Zone Nord
et de la Zone Sud des frontières Est. Ce serait également
une insulte à l'ensemble des commandants de bataillons installés
aux frontières algériennes. D'ailleurs, Bouteflika
n'a jamais commandé d'unités de combat.
Bouteflika et Belkheir ont en commun qu'ils n'ont jamais tiré
une seule cartouche contre l'armée coloniale française
jusqu'à l'indépendance de l'Algérie. Comme
tous leurs compères ce ne sont pas des Baroudeurs !
f)
Larbi Belkheir dit avoir demandé à "rencontrer
Boumediène" en 1962 pour solliciter sa "démobilisation"
et s'est heurté au refus de Boumediène ! Ceci est
un pur tissu de mensonges, puisqu'en 1962, la procédure de
démobilisation était simple et n'obéissait
à aucune démarche administrative ou bureaucratique.
Les chefs des régions militaires ainsi que le directeur du
personnel du ministère de la défense étaient
habilités à délivrer les attestations de démobilisation
sur simple demande verbale.

Belkheir
à Ourgla en 1968
2) Belkheir au pouvoir
Quand
Belkheir annonce "J'ai du mal à pardonner la formule
"décennie noire" utilisée à propos
des années quatre-vingt. Beaucoup de choses ont été
réalisées durant cette période, et tout le
monde semble l'occulter", on n'arrive pas à croire que
seule cette phrase lui fait de la peine ! Les centaines de milliers
de victimes ne comptent pas pour sa conscience anesthésiée!
Plus encore surprenant, c'est qu'il n'aime pas les intégristes,
mais fait de bonne grâce les petites courbettes devant les
Emirs du Golf qu'il invite fastueusement en Algérie pour
le massacre des outardes et des gazelles !
Belkheir
est fier aussi d'affirmer qu'il assume pleinement son engagement
pour le coup d'Etat de janvier 1992 pour "épargner à
l'Algérie le sort de l'Afghanistan" ! La vérité
est que la répression aveugle qu'il a instauré contre
le peuple algérien avec ses généraux éradicateurs
entre 1992 et 2002 a eu des conséquences dramatiques sur
tous les plans :
a) Sur le plan politique, la crise s'est dangereusement aggravée.
Pendant plus de 10 ans le peuple algérien a été
soumis à la terreur, à l'injustice, à la faim,
à l'humiliation, aux arrestations arbitraires et aux exécutions
extra-judiciaires. La violation de la constitution et des conventions
internationales relatives aux droits de l'homme par les dictateurs,
ainsi que la violation des libertés individuelles et collectives,
sont devenus le quotidien poignant subi par les Algériens
depuis 1992.
En
outre, le régime ne dispose ni de légitimité,
ni de crédibilité tant à l'intérieur
qu'à l'extérieur. A l'exception toutefois du soutien
multiforme de certains membres occultes de l'administration française
qui supportent envers et contre toute éthique les anciens
éléments de l'armée française, devenus
généraux et "maîtres" de l'Algérie
depuis 1992.
Les différentes tentatives de légitimation du régime
à travers les élections présidentielles de
1995 et 1999, ainsi que les élections législatives
et communales de 1997 n'ont rien réglé. Bien au contraire,
les fraudes massives, le manque de liberté d'expression,
la manipulation de l'information et la perversion des murs
politiques ont contribué à discréditer davantage
le régime et à rendre la crise politique plus opaque.
b)
Sur le plan sécuritaire, la situation s'est tragiquement
détériorée au fil des mois et des années.
Ce qui est plus grave c'est le programme de liquidation physique
ordonné par Larbi Belkheir depuis le coup d'Etat ; ce qui
a donné lieu à la naissance de l'équipe 192
dirigée par son larbin, le colonel Smain Lamari et qui a
à son actif un nombre invraisemblable de victimes parmi lesquelles
on ne cite que les défunts Mohamed Boudiaf et Kasdi Merbah.
c) Sur le plan économique, tous les indicateurs sont
au rouge. Le revenu national par tête d'habitant a chuté
de $ 2 500 par an en 1990 à $ 1 376 en 1997 et à $
1 500 en 2001 (soit 60% de son niveau en 1990).Le
secteur industriel public et privé hors hydrocarbures fonctionne
à moins de 20% de sa capacité installée. Le
secteur du bâtiment et de la construction se trouve dans une
situation lamentable rendant la crise du logement explosive. Le
taux d'investissement dans les secteurs productifs n'a jamais été
aussi bas depuis une trentaine d'années.
d) Sur le plan social, les tensions sociales se sont aggravées
depuis 1992 à cause notamment de l'augmentation du taux de
chômage. Le nombre des chômeurs est, en effet, passé
de 1 300 000 en 1992 à 4 200 000 en 2001. Le fait est que
le chômage frappe surtout les jeunes.
Les jeunes âgés entre 16 et 29 ans représentent
83% des chômeurs alors qu'ils ne représentent que 27%
de la population. La privatisation ou plutôt le bradage des
entreprises publiques s'est traduit par le licenciement de plus
de 400 000 travailleurs (un chiffre qui va doubler) et a contribué
à aggraver le chômage. La pauvreté s'est sérieusement
aggravée au fil des années. Le nombre de pauvres vivants
au-dessous du seuil de pauvreté est passé de 1 500
000 en 1990 à plus de 15 millions en 2001.
Il va sans dire que tout cela a donné lieu à l'apparition
de maux sociaux étrangers à la société
algérienne ; le suicide, la prostitution infantile, des gens
qui meurent de faim ou d'autres qui s'alimentent à partir
des poubelles
Toutes ces misères humaines sont un affront
sans pareil à la mémoire de ceux qui ont donné
leur vie pour la dignité de l'Algérie et son peuple.
e) L'aggravation de la crise morale a contribué à
éroder la cohésion sociale. La corruption s'est institutionnalisée
au plus haut niveau. Ainsi, l'affairisme, les malversations, l'enrichissement
illicite, les activités parasitaires, la bureaucratie (souvent
génératrice de corruption), les passes-droit (qui
défient la loi et la justice), le népotisme, l'accumulation
des richesses non pas par l'effort mais par des combines de toutes
sortes entre les mains d'une minorité liée au système
en place ont contribué à affaiblir la cohésion
et la solidarité sociales et à générer
l'indifférence des gens, puis leur hostilité à
l'égard des pouvoirs publics tenus pour responsables de la
détérioration de leur situation économique
et sociale.
Ceci a aussi entraîné une aggravation de l'écart
entre une minorité de riches dont Larbi Belkheir et ses complices
et la majorité des Algériens qui se débattent
dans la pauvreté noire.
3)
Belkheir et les affaires
Dans cette partie, ce qui a été rapporté par
l'article est une véritable provocation aux citoyens algériens
qui de leurs yeux peuvent voir sur place l'étendue de la
richesse de ce fils de Kaid.
Les affaires qui sont citées ci-dessous ne sont que des prémisses
d'une saga de ce qu'il conviendrait d'appeler "le cartel d'Alger".
Nous
n'évoquerons que quelques détails de ces affaires
car les ramifications de celles-ci et leurs étendues empliraient
certainement plusieurs manuscrits.
a) L'affaire Djenane El Malik : La superbe villa de Djenane
El Malik de Larbi Belkheir dont parle l'article en question n'est
autre que la villa qu'occupait légalement M. Seghir Mostefai,
alors Gouverneur de la Banque Centrale entre 1962 et 1982. En 1982,
Larbi Belkheir, alors secrétaire général de
la Présidence, a fait expulser M. Seghir Mostefai manu-militari
de sa villa et l'a occupé. M.Seghir Mostefai s'apprêtait
alors à acheter la villa dans le cadre de la vente des biens
de l'Etat, connus sous le nom de "biens vacants", après
l'adoption de l'APN d'une loi à cet effet.
Ce
qui est aussi ahurissant, c'est que Larbi Belkheir est allé
jusqu'à s'approprier et annexer à sa villa une partie
de la rue publique de Djenane El Malik (ex. Rue Emile Marquis) qui
reliait cette rue à la cité des PTT, transformant
la rue Djenane El Malik en une impasse et obligeant les habitants
du quartier à faire un grand détour pour faire leurs
approvisionnements à la cité des PTT.
b) La fameuse affaire " ENAPAL " : Elle a permis
à Belkheir de faire d'une pierre trois coups :
D´une part bloquer les reformes engagées par son ennemi
Mouloud Hamrouche et d'autres part prendre en main directement le
contrôle de l'importation des produits de consommation de
base (café, sucre,..).
Belkheir
a entrepris hypocritement de museler Mouloud Hamrouche, qui avait
pris trop de liberté aux commandes de son gouvernement, en
lui sortant le dossier ACT qui a un rapport avec une entreprise
d'expertise que Hamrouche avait sollicité pour une étude
économique.
Concernant
l'affaire ENAPAL ce sont près de 25 millions de dollars qui
se sont volatilisés lors d'un marché fictif. C'est
l'ex. Directeur Général de l'ENAPAL, M. Mustapha Bensaïd,
qui a été injustement condamné et qui croupit
depuis à la prison d'El Harrach ; alors que le vrai responsable
est le Lieutenant-colonel Aouisse Azzedine (à l'époque
des faits, lieutenant Azzedine, en poste à l'ENAPAL comme
officier de sécurité préventive), mandaté
par son chef Smain Lamari pour mener l'opération.!
Aouisse
a bénéficié en 1989 d'une golf noire entre
autre comme cadeau de la part de Smain Lamari pour son succès
dans l´affaire ENAPAL.
Ce
même Lieutenant-colonel a été formellement identifié
et reconnu par les services espagnols comme le principal acteur
de toute l'affaire puisque cette affaire a des ramifications qui
vont surtout en Espagne..
Le
troisième but atteint par Belkheir dans cette affaire est
l'opposition de la gendarmerie à la DGPS puisque c'est la
gendarmerie qui a enquêté dans la maison du service.
Cela a mis le général Abbas Gheziel en confrontation
directe avec le général Mohamed Betchine. Les résultats
accablants de l'enquête de la gendarmerie ont mis à
mal Mohamed Betchine vis-à-vis de Chadli. La confrontation
entre les deux hommes a réussi puisque, l'accumulation de
mauvais points par Betchine a décidé le président
Chadli de la faire remplacer à la tête des services
par le poulain de l'époque : Mohamed Mediene.
c) L'affaire Messaoud Zeggar : Belkheir a sous-traité
cette affaire pour le compte de l'Élysée sous l'il
vigilant de son maître Jacques Attali. Les services français
à l'époque ne pouvaient pas se permettre d'abandonner
l'Algérie aux Américains. En éliminant des
circuits "mafieux" un homme proche des Américains
comme Zeggar, le terrain était vacant pour les vautours de
l'ombre pour récupérer le butin de guerre du FLN et
les bénéfices des trafics d'armes que menaient Abdelkader
Koudjeti et Messaoud Zeggar.
Zeggar avait des très bonne relations avec des sommités
de la politique américaine dont le père de l'actuel
président Bush qui était son ami. L'arrestation de
Zeggar a permis à Belkheir de récupérer toutes
les informations relatives aux comptes numérotés du
FLN et des biens immobiliers et de mettre main basse sur tout le
réseau d'acheminements d'armes vers l'Afrique.
d)
L'Affaire Mouhouche : L'intervention personnel de Larbi Belkheir
auprès du directeur de la BEA des Pins Maritimes, tenue à
l'époque par un certain Tahar Yazid (qui vit actuellement
à Genève depuis), en faveur de Toufik Bendjedid (le
fils du président Chadli Bendjedid) et de son copain de nuit
Rachid Mouhouche a permis au trio de faire un hold-up en bonne et
due forme. Des milliards ont été subtilisés
et la totalité de l'argent a été mise à
l'abris dans des comptes à l'étranger. Seul Rachid
Mouhouche a été officiellement reconnu coupable pour
cette escroquerie et incarcéré à la prison
d'El Harrach ; quant au fils de Chadli, il a été éloigné
à Caracas au Venezuela, là où Slimane Bendjedid,
un cousin de Chadli (qui était un simple petit fonctionnaire
d'Air Algérie puis devenu DG de cette importante compagnie
aérienne) s'est retrouvé ambassadeur.
Dans cette affaire, Belkheir a volontairement impliqué le
fils du président pour apparaître aux yeux de Chadli
comme l'ultime sauveur, en plus du gain matériel amassé.
e) L'affaire du gazoduc Algéro-Italien : Cette affaire
a été dévoilée par la justice italienne
au début des années 90 lors du procès d'anciens
mafieux, membres du gouvernement. Pour décrocher le contrat
algérien, les Italiens avaient déboursé 34
millions de dollars, dont une partie est allée directement
dans les poches de Belkheir. Suite à ce scandale Belkheir
a préféré s'éclipser momentanément
en Suisse et tirer les ficelles de là-bas. Son retour aux
affaires s'est fait sans la moindre gêne !
Dans le même domaine d'affaire, il a extorqué à
la société américaine Bechtel (toujours présente
en Algérie) des sommes faramineuses pour l'obtention du marché
algérien. Le dédoublement du pipeline a failli tourner
au drame, puisque d'autres ogres ont découvert le pot aux
roses et voulaient leurs parts du gâteau !
Dans d'autres circonstances, uniquement à cause de cette
affaire, Larbi Belkheir aurait été passé par
les armes mais
f) L'affaire de Ryad El Feth : Nous avons déjà
donné un aperçu sur cette affaire, où Larbi
Belkheir a réussi une fois de plus grâce à son
homme de main le colonel Senouci, ancien directeur de l'Office de
Riadh El Feth (OREF), à extorquer des millions de dollars
à la firme canadienne qui s'était chargée de
la construction du site. Une montagne d'argent, un projet qui a
coûté la bagatelle de trois cent cinquante millions
de Dollars. Originellement le projet de la société
canadienne Lavalin, était destiné aux Iraniens qui
avaient commandé une étude pour la réalisation
d'un monument à la gloire de la révolution, d'ailleurs
des mini "Houbel" se trouvent depuis longtemps en Iran.
Le projet a atterri sur le bureau de Belkheir grâce à
Abdelkader Koudjeti qui a permis au même clan d'amasser des
millions de dollars.
Le
colonel Senouci a très bien réussi à l'ORF
et a construit un superbe palais juste en face de
Mohamed Lamari,
le chef d'Etat major. Larbi Belkheir a même introduit Senouci
pour qu'il prenne les commandes du complexe du Club des Pins, en
remplacement d'un autre de ses hommes de main, en l'occurrence le
véreux Abdelhamid Melzi qui a été chargé
par Belkheir, entre autre, de noyer le général Betchine
dans ce qui deviendra plus tard l'affaire des résidences
sécuritaires de Moretti.
g) L'argent noir : Ce dossier n'a jamais été
révélé au public tellement il est confidentiel,
et les remous de cette affaire ont une portée internationale.
Le palais d'Elmouradia a de tout temps disposé d'une caisse
noire, appelée aussi fonds spéciaux, le montant de
la caisse dépassait les deux cents millions de dollars qui
étaient réservés à diverses dépenses
dont le soutien financier aux mouvements africains de libération.
L'argent de cette boite était sous la responsabilité
directe du chef de cabinet du président de la république
à savoir Larbi Belkheir et il n'a jamais eu à rendre
compte du moindre centime à quiconque.
Belkheir a usé cet argent comme bon lui semblait. Il a même
utilisé ces fonds spéciaux lors de l'achat de très
précieux diamants pour Halima Bendjedid au WaterGate, lors
de la visite de Chadli Bendjedid aux USA. Belkheir a su soudoyer
la femme du président qui le lui a bien rendu !
D'autres sommes importantes en liquide provenant de la même
caisse ont été transférées en Belgique
lors de la maladie de Chadli et ont fini dans des Banques suisses.
L'alimentation des fonds spéciaux se fait directement de
la banque centrale qui couvre ces fonds sous le sceau secret-défense.
Il
va sans dire que Larbi Belkheir, a bien profité du budget
de fonctionnement de la présidence de la république
grâce à des prélèvements directs ou à
des surfacturations diverses en plus des voyages officiels, de l'habillement,
du mobilier, des vacances
etc. Toutes ses résidences
ont été décorées aux frais de la princesse
!
h)
La minoterie : On
ne peut imaginer comment Belkheir a trouvé cette audace pour
dire que la minoterie qu'il possède officiellement lui a
demandé autant de sacrifice et de temps ! Son beau-frère
Hocine Louhibi, ex. DG de l´OAIC y est pour beaucoup puisque
cette misérable minoterie ne sert que de paravent à
d'autres activités plus importantes. Belkheir ne peut pas
nier qu'il a ordonné à Meziane Chérif en 1991
de lui fournir deux lots de terrains (à bâtir) et un
vaste terrain en zone industrielle pour monter une usine !
Belkheir voulait créer pour sa fille une usine identique
à celle qu'entreprenait de faire le général
Kamel Abdelrahim. Ce n'est pas un hasard si ce dernier a failli
perdre la vie lors d'un guet-apens orchestré par des professionnels.
(Cela fera l'objet d'un dossier spécial qui traitera de luttes
internes entre officiers français et officiers de l'ALN).
Pour
presque la totalité de ses affaires, Larbi Belkheir compte
sur ses proches dont le beau-frère Hocine Louhibi et d'autres
prête-noms qui servent de paravent dans les affaires de pots
de vin et versements occultes.
i)
L'affaire Rachid Mabed : Cette
affaire a beaucoup dérangé Larbi Belkheir et pour
cause, Mabed a mis le doigt dans un engrenage infernal qui fonctionne
depuis 1986.
Nice est la terre de prédilection de toutes les fortunes
et bien évidement les gens qui ont de l'argent le dépensent
à tort et à travers. Belkheir a eu une idée
de génie ! Mettre des machines à sous partout où
il le pouvait. Pour se faire, il a obtenu le feu vert pour ce business
grâce à son ami Charles Pasqua qui a fait changer la
réglementation française dans ce domaine exprès
pour le copain Belkheir.
L'affaire
est très juteuse puisque tout le cash qui circule est mis
soigneusement à l'abris du regard du fisc dans des affaires
de second plan. Il n'est pas nécessaire de rappeler ce qui
se passe dans les rouages politique français à Nice
depuis bien longtemps, seulement le pauvre Rachid Mabed a cru que
la justice allait lui donner raison. C'était sans compter
avec les démons des ténèbres qui se dressent
à la moindre alerte dans le noir pour se faire justice à
leur façon.
Le beau-frère de Belkheir, le fameux Hocine Louhibi, a mis
tout son poids pour écraser Rachid Mabed qui a résisté
malgré tout. On se demande quelle gloire peut tirer un Belkheir
en marchant sur les cadavres des innocents, mais d'un autre côté
et connaissant l'historique de son ascendant on ne peut que dire
: tel père, tel fils !
A L'échelle internationale : Larbi Belkheir évolue
dans une nébuleuse qui a des objectifs stratégiques
de premier plan. Il suffit de citer certains de ses contacts pour
comprendre ses objectifs. Il traite les affaires de l'Etat en catimini
sans rendre compte à personne. Quand on se penche sur les
résultats de ses années rouges et noires, on réalise
avec aigreur que pendant tout ce temps il n'a eu qu'un seul souci
: Détruire l'Algérie.
Cet énergumène qui se dit commis de l'Etat a en fait
bien réussi dans la mission qui lui a été confié
par ses paires. Comment peut-il prétendre qu'il ne veut que
le bien de l'Algérie ? Comment peut-il prétendre qu'il
revient malgré lui aux affaires ? Avec quelle audace peut-il
soutenir qu'il est honnête ?
Il est vrai qu'il faut de tout pour faire un monde, mais il faut
aussi dire que le monde serait certainement meilleur sans des monstres
comme Larbi Belkheir.
Rien dans ce qu'a entrepris Belkheir n'a aidé l'Algérie
et les Algériens ne serait-ce qu'un jour, bien au contraire
il les a fait retourner des décennies en arrière.
Au Final :
Des
affaires de malversations, détournements, sabotages, il en
existe des centaines. Des dossiers aussi graves les uns que les
autres et qui démontrent l'institutionnalisation de la déprédation
des biens publics. Les exemples ne manquent pas, que se soit l'usine
de production de voiture à Tiaret, le métro d'Alger,
l'institut Pasteur à Dely Brahim, TransMed (dont la siège
social est comme hasard par à Nice)
En fin de compte
le peuple a été sciemment mis à part par les
goules qui n'assouvissent pas leur besoin d'avaler les milliards
de l'Algérie.
La
quantité d'argent qui a été subtilisée
par "la pègre algérienne" à l'Etat
donc au peuple algérien est de plusieurs dizaines de milliards
de dollars, soit près de 60 milliards. Une partie de cet
argent se trouve à ce jour dans les circuits parallèles
de la finance mondiale et contribue au développement d'autres
pays, alors que chez nous la misère bat son plein avec 65%
de la population qui ont moins d'un dollar de revenu par jour.
La
falsification et la désinformation des faits sont utilisés
d'une manière systématique par les généraux
Larbi Belkheir, Khaled Nezzar, Mohammed Lamari, Mohammed Touati
et le restant des Lacostistes. Ils n'ont pas de quoi être
fiers et leurs vraies histoires, elle fait plutôt honte. C'est
la raison pour laquelle ils s'inventent des histoires sur mesure
pour se blanchir et légitimer leur présence aux commandes
de l'Etat.
Qui
veulent-ils tromper par leurs mensonges ?
Les
Algériens n'ont pas la mémoire courte, ils savent
de quoi il en retourne. Le peuple algérien qui connaît
fort bien Belkheir et ses complices est, quant à lui, fatigué
de leur turpitude ! Le peuple algérien n'aspire qu'à
vivre dans la paix et la justice sociale et souhaite le retour à
la démocratie et à la souveraineté populaire
dans la transparence.
Le
peuple algérien souhaite également que justice soit
faite et que tous ceux qui, comme Belkheir, Nezzar et leurs complices,
ont contribué à anéantir l'Algérie par
leurs comportements néfastes, paient pour leurs crimes.
Les responsables de la tragédie qui lisent actuellement ce
dossier ne doivent plus dormir en paix car ils peuvent être
certains que le moment de rendre des comptes sera pénible
aucune
pitié ni indulgence ne seront montrées
.On ne
les lâchera jamais et quel que soit le prix à payer
!

Belkheir n'est ni un mythe, ni une légende, Il est le cancer
qui ronge l'Algérie depuis plus de trente ans.
Gloire
à nos martyrs et vive l’ALGERIE