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L'image
des protecteurs de la démocratie et les vecteurs moraux de
ses préceptes ne passe plus parmi les sociétés
algérienne et étrangères, ces dernières
étant de toute façon les plus importantes à
leurs yeux et les plus difficiles à convaincre. Les
objets de discordes entre les généraux sont devenus
aussi variés que multiples. Que se soit à partir de
conflits d'intérêts matériels, de nature purement
militaire, politique ou simplement par manque d'affinités
personnelles, tous les ingrédients d'une explosion volcanique
sont réunis et ce malgré toutes les images officielles
d'une armée unie et sereine. Avant
de revenir officiellement aux affaires, Belkheir veut faire le grand
ménage en éliminant tous les officiers du clan Zeroual.
Pour lui, le but en fait est de reconstruire le paysage militaire
à la convenance du parrain ; un environnement qui lui permettrait
de prendre le poste de vice-président en premier lieu et
président de la république par la suite. Son dauphin
le général Mohamed Mediene est tombé en disgrâce
depuis que ce dernier a pris son propre envol et a commencé
à faire cavalier seul. Un péché impardonnable
quand on connaît la loi qui régit le milieu mafieux
qui n'admet guère plus d'un parrain à la fois. Pour
Belkheir, éliminer Toufik est devenu un objectif de première
priorité. Autre lieu, autre personnage ; lors du procès très médiatisé de Fouad Boulemia, l'assassin du défunt AbdelKader Hachani, dans une sortie rocambolesque l'assassin présumé rejoint le combat des loups. ''Travaillé'' par Smain Lamari, Boulemia a déclaré durant son procès que c'est Toufik qui lui a demandé d'endosser l'Assassinat. Cette annonce a retenti comme un coup de canon dans la cour. Un tabou est levé par un petit agent insignifiant. Pour la première fois, la photo de Toufik (celle du site du MAOL) est publiée en première page d'un quotidien qui annonçe en grand titre le départ imminent de l'énigmatique général Mohamed Mediene. Une relance étonnante de l'histoire, puisque la même chose a été entreprise près de vingt ans auparavant avec un certain colonel Kasdi Merbah. Le puissant commandant de la sécurité Militaire a été sorti de l'ombre par ''Hizb França''. Même si le rapprochement ne peut absolument pas être fait (Toufik n'étant pas du même calibre que son défunt patron), il est quand même important de soulever que les méthodes de déstabilisation et de manipulation sont restées les mêmes.
Annoncé comme un grand évènement par la presse, la foudre s'est abattue sur un certain nombre d'officiers supérieur de l'ANP. Bouteflika a paraphé un décret de mise à la retraite de presque tout le clan des Zeroualistes. Le général major Tayeb Derradji (ex. Commandant de la gendarmerie), le général major Rabah Boughaba (ex. Commandant de la première région militaire), le général major Ghodbane Chaabane (ex. Commandant des forces navales) et d'autres officiers supérieurs qui occupaient des fonctions sensibles sont limogés sans préavis. Même le dauphin de Toufik, le général Sadek Ait Mesbah , le patron de la sécurité présidentiel (SSP), est chassé de la présidence par ''Bouteflika'' qui a décidé de couper les ailles du DRS. Récupéré par Toufik, Le général Sadek a échappé miraculeusement au limogeage.
Smain Lamari a beaucoup changé depuis ses premiers pas à la DCE en tant que lieutenant-colonel et à mesure qu'il réalisait des succès, il gagnait aussi en puissance et en notoriété au point où il ne rendait plus compte au directeur du DRS mais le faisait directement au président. Des coups tordus et spectaculaires, Smain en a réalisé des masses durant cette décennie, mais depuis qu'il a réussi à infiltrer et maîtriser certains groupes Islamistes ainsi que l'Armée Islamique du salut (AIS), il a réussi à s'imposer comme l'interlocuteur clef des Islamistes. Suite à l'arrestation de Madani Mezrag blessé lors d'un accrochage avec les forces de l'ANP en 1995, il est fait prisonnier au siège opérationnel de la DCE à ANTAR après avoir été soigné. Son retournement a pu se faire sans grand effort de la part des officiers en charge de son interrogatoire et un plan de travail est dressé avec lui dans le but d'organiser et restructurer toute l'AIS (Affaiblir Benaicha à l'Ouest et rassembler le plus de militants). C'est ce qui a donné lieu par la suite à des négociations secrètes menées à bon terme par Smain Lamari en personne avec les autres dirigeants de l'AIS ; il s'est réuni en personne avec les émirs de l'AIS à visage masqué et leur a dicté mot à mot toutes les démarches à suivre pour être amnistié. Cette démarche est devenue par la suite la fameuse ''concorde civile''. Depuis
le coup d'Etat, les allées et venues de Smain Lamari à
Paris ont soulevé des interrogations chez plus d'un au sein
même du DRS. Mais depuis qu'il est à la tête
de la DCE, il a très largement outrepassé sa mission
en s'octroyant aussi celle du DDSE (Directeur de la Documentation
et Sécurité Extérieure) et du DREC (Directeur
des Relations Extérieurs et Coopération). Au numéro
sept rue Nélaton, (Siége de la DST au quinzième
arrondissement à Paris), Smain Lamari est reçu chez
lui non seulement en qualité de collaborateur privilégié
mais surtout en ami de la DST (Direction de la Surveillance du Territoire).
Il a depuis bien longtemps bu l'aphorisme : " On entre en DST
comme on entre en religion ". Le
DCE, Smain Lamari a ainsi pu bénéficier pendant toutes
ces années de l'énorme soutien apporté par
certains hauts dignitaires des services du contre espionnage français
(DST) soit de manière officielle ou à titre privé.
Il a su tirer profit aussi de l'apport d'anciens barbouzes comme
Jean Charles Marchiani. Depuis l'affaire des otages français
du Liban, Smain Lamari qui a été mandaté par
l'ex. Directeur de la sécurité militaire, Mehdjoub
Lakhal Ayat, à suivre ce dossier n'a cessé de faire
des affaires avec ses anciens collaborateurs de la diplomatie parallèle
française. Charles Pasqua, Jean Charles Marchiani, Yves Bonnet, ils s'en souviennent très bien et pour cause, aider le copain Smain est un devoir de Barbouze. Ca prendrait des heures rien que pour invoquer juste une partie des combines, les trafics que cette équipe mafieuse franco-algérienne a entrepris à l'échelle internationale mais surtout en Afrique. Du trafic d'armes au trafic de diamant au Zaïre, le Congo, le Mali, et le Niger etc. De la tentative de liquidation contre Maamer Kadhafi à la liquidation effective d'opposants politiques ; la plus médiatisée reste celle de Me Mecili. L'omerta qui caractérise ce milieu et y règne en reine s'abat comme une chape de plomb sur un monde ou l'Argent et le pouvoir vont de paire à l'insue de toutes les lois et valeurs morales du monde. Jean
Charles Marchiani est le premier à réussir l'approche
de Rabah Kebir et ensuite à organiser la première
rencontre entre Smain Lamari et Rabah Kebir. Par ricochet, la manipulation
de Kebir a permis d'un autre côté de mettre en échec
et neutraliser les services secrets marocains.
Fort du soutien de ses amis d'outre-mer, le DCE a commencé à prendre ses distances avec son directeur le general Toufik, et depuis le milieu des années quatre vingt dix, il a tous fait pour se munir d'une autonomie. Il a même demandé à Liamine Zeroual après son élection à la présidence de l'Etat de créer une DST algérienne (reconvertir la DCE en DST), qui serait indépendante du DRS et qui rendrait compte directement au président de la république ! Liamine Zeroual a catégoriquement refusé la proposition. Le général Toufik a su dès lors que Smain allait devenir un problème et de taille ! Dans l'enceinte du ministère de la défense Nationale, depuis le début 2001, il n'est un secret pour personne qu'entre Mohamed Mediene et Smain Lamari c'est la guerre. Les escarmouches entre les deux antagonistes sont devenues très courantes jusqu'à atteindre des proportions alarmantes, puisque les éléments des deux hommes en sont venus aux armes lors d'une réunion qui s'est tenue au siège de la DCE à Ghermoul. Tout le DRS s'est trouvé ébranlé puisqu'un front nouveau s'est créé dans la direction la plus sensible de toute l'armée. Entre les deux adversaires tout est devenu permis puisque dans ce monde le perdant a tort, toujours tort ! Le conflit a éclaté au grand jour avec un attentat commandité par Toufik contre Smain Lamari devant le siège même du DRS à Dely-Brahim. A quelques mètres de l'entrée de la caserne (siège du DRS), le véhicule blindé de Smain a subit une averse de balles perforantes venant des passagers d'un fourgon qui l'a dépassé. Ils ont aspergé le directeur de la DCE d'un feu nourri pendant quelques minutes très chaudes. Le chauffeur de Smain a trouvé la mort et Smain Lamari a miraculeusement échappé à l'attentat. A
peine trois semaines plus tard, Smain Lamari rend le coup à
Toufik. En plein mois de Ramadan le chauffeur de Toufik découvre
in extremis une charge de TNT à l'intérieur même
du véhicule du DRS avant de démarrer pour se rendre
au siège de la présidence de la république
où Toufik devait rencontrer Bouteflika en fin d'après
midi. La voiture de Toufik était pourtant bien garée
et gardée devant la porte d'entrée du bâtiment
C au ministère de la défense ; une entrée réservée
exclusivement au directeur du département de la recherche
et de la sécurité. Malgré plusieurs tentatives de médiations entreprises par le chef de l'Etat major Mohamed Lamari et Mohamed Touati, le général Toufik a posé une fin de non recevoir à toutes les doléances concernant le sujet à ce jour. Smain Lamari pensait qu'en ensemençant le terrain opérationnel de ses agents il allait dominer pratiquement la situation sécuritaire et devrait réussir à empoigner les pleins pouvoirs. Ce qui lui aurait permis par conséquent de faire la pluie et le beau temps sur l'échiquier politique de l'Algérie. C'était sans compter avec la ruse de Toufik qui avait justement grâce au général Kamel Abdelrahmane créé une direction de contre espionnage bis (DCE) au sein même du DRS. La relation entre Toufik et Kamel Abdelrahmane n'a cessé d'évoluer, depuis que ce dernier a réussi à s'imposer sur le terrain opérationnel à la DCSA en donnant ainsi plus de pouvoir à Toufik. Les noces de Kamel Abdelrahmane avec la nièce de Toufik n'ont fait que consolider encore plus les liens entre les deux hommes, devenus très proches par cette parenté officielle. En effet à la tête de la direction centrale de la sécurité de l'armée (DCSA), Kamel Abdelrahmane avait donné les pleins pouvoirs aux Commandants des centres opérationnels pour agir sur le terrain, ouvrant ainsi d'un côté pleinement le champ à tous les dépassements qui ont été orchestrés surtout conte les civils et créant une sorte de situation d'exception où par défaut et manque de textes clairs en la matière, la DCSA se trouvait au-dessus de la DCE de Smain Lamari. Ceci vient du fait que la DCSA est officiellement responsable de la sécurité de tous les biens et les personnes militaires et civiles qui ont un rapport avec l'ANP que se soit de près ou de loin. C'est cette tâche spéciale qui a été savamment exploité étant donné que le personnel de la direction du contre espionnage (DCE) de Smain est composée uniquement de militaires. Il faut rappeler au passage et à juste titre que le général major Saidi Fodhil a été liquidé par deux fois à cause justement de cette lutte des clans où la DSCA était au centre du conflit ; Une
première fois lorsqu'il a été chassé
de son poste de directeur de la DDSE car Smain Lamari ne voulait
pas de lui comme interlocuteur vis-à-vis des services étrangers
et surtout français. Trop raide, peu coopératif et
beaucoup moins complaisant que Smain, les Français ne voulaient
pas de Saidi. Une seconde fois, comme déjà cité précédemment dans un autre dossier, Saidi Fodhil a payé de sa vie une nomination par décret présidentiel, de nature stratégique, au poste de directeur de la DCSA. Une condamnation à mort paraphé par Zeroual qui voulait prendre en main les affaires de l'armée. Mais le manque de courage et de charisme de Liamine Zeroual ont été les causes directes de la tragédie qui secoue le pays depuis son accession au pouvoir. La
DSCA est devenue le verrou qui contrôle tout le panorama civil
et militaire de l'Algérie, et les moyens octroyés
par Toufik à ses services opérationnels dépassent
toute imagination. Le seul fait de prononcer CPMI-Benaknoun est
devenu synonyme d'aller sans retour, un saut vers l'inconnu
,
en un mot la mort. Une concurrence impitoyable a opposé les services opérationnels des deux camps (la DCSA et la DCE) sur le terrain allant même aux liquidations physiques qui ont été perpétrés par les deux partis, et commandités par les chefs des services opérationnels respectifs ; le colonel Bachir Tartag (alias colonel Athman) au Centre Principal d'Investigation Militaire (CPMI à Benaknoun) pour la DCSA et le colonel Farid Ghobrini (alias colonel Farid) pour la DCE au Centre de Recherche et Investigation (CRI ANTAR, à la sortie de Benaknoun, côté du parc zoologique). L'essentiel avant tout est de satisfaire le chef et le conforter dans son poste; Toufik pour l'un, Smain pour l'autre. Le nombre de civils qui ont fait les frais de cette mascarade et ont péri dans cette course effrénée au pouvoir est effarant. Le tableau de chasse de chacun des partis devait contenir le plus de trophées possibles et c'est l'une des raisons directes de l'énormité du chiffre des personnes disparues.
Une
fois de plus les officiers du MAOL ont refusé de le voir
malgré d'insoutenables pressions de la part du gouvernement
espagnol. Depuis ce jour, l'attitude du gouvernement espagnol envers
le MAOL a empiré jusqu'à pousser l'ensemble des officiers
présents a Madrid à entrer dans la clandestinité.
Les Espagnols avaient décidé de mettre en résidence
surveillée tous les officiers du mouvement à la demande
des autorités algériennes et françaises. Après l'échec du général de la DST, Smain Lamari est rentré fou furieux à Alger et c'est de son bureau qu'il a envoyé un émail au site du MAOL. Sur un ton très menaçant et ferme, il s'est adressé avec un mauvais français pour se plaindre du colonel B. Ali qui a refusé de la voir à Madrid. Il a ensuite fait remarquer que les généraux, dont le MAOL a réclamé le départ à Bouteflika (pour résoudre le conflit en Algérie), ne partiront jamais et que le MAOL doit choisir entre une retraite dorée au soleil ou accepter les conséquences qui allaient s'abattre sur ses éléments surtout en Algérie. Il a fini son message par une réflexion assez révélatrice en disant : " On y est, on y reste." Plus grave encore, quelques semaines après ses menaces, Smain Lamari s'est réuni secrètement avec les représentants d'un service de renseignement étranger (pas Français) à Palma pour convenir entre autres d'un plan de liquidation physique des officiers du MAOL à l'étranger, heureusement que des officiers intègres ont alerté certains organes de presse étrangers qui ont vite révélé l'information. Quelques
jours après le dernier message de Smain, c'est le général
Toufik qui a contacté lui aussi directement le MAOL par des
messages émail qu'il a envoyé au site internet. Sur
un ton courtois, il a essayé de convaincre les responsables
du MAOL d'accepter de rencontrer un général, le colonel
Belaid Benali alias colonel Alili alors responsable de l'antenne
du DRS à Londres a été chargé de préparer
le rencontre. Après plusieurs tentatives de la part du général
Toufik et devant le refus du Commandement du MAOL à Alger
de marchander avec les responsables de la crise, le général
Toufik a lui aussi fait des propositions pour les moins surprenantes
; il a proposé des postes de diplomates aux officiers du
MAOL dans les capitales de leurs choix en plus d'une somme d'argent
faramineuse à titre de dédommagement ! Les Algériens peuvent se demander après tout cela, à quoi peut bien servir le DRS avec toutes ses directions, puisqu'ils n'ont jamais entendu parler de l'arrestation d'un espion quelconque. Et c'est là où le bas blesse, puisque l'Algérie est malheureusement devenue le dépotoir de toutes les actions d'intelligence clandestines.
Smain Lamari a fini par lâcher Toufik, son patron et complice dans le drame algerien depuis dix ans, pour se rallier à Larbi Belkheir. Mercenaire sans scrupules, véritable Judas de l'Algérie actuelle, Smain Lamari revient à son ancien maître Larbi Belkheir pour lequel il exécute désormais toutes les basses uvres. Mais Smain Lamari n'ignore pas qu'il doit se méfier, car Belkheir le fourbe se vante volontiers en privé de continuer à ce jour de régner sur l'Algérie parce que les généraux sont " trop bêtes ". Larbi Belkheir, le Monsieur si gentil et si aimable, selon tous ses visiteurs étrangers, diplomates ou journalistes, sait si bien séduire et tromper. Mais derrière le sourire courtois se dresse en fait un funeste parrain assoiffé de sang et d'argent, le vrai patron et le principal bourreau de l'Algérie depuis plus de vingt ans. La devise de Belkheir est : toujours laisser les autres se compromettre ; lui il n'hésitera pas à lâcher ses créations maléfiques si c'est sa survie qui est en jeux ; d'ailleurs il a mordu la main de son bienfaiteur Chadli Bendjedid, l'homme qui a fait de Belkheir ce qu'il est. Larbi
Belkheir et Mohamed Mediene se déchirent presque ouvertement
depuis plus d'une année ; Toufik n'a raté aucune occasion
pour envoyer des ''torpilles'' à Belkheir, qu'il accuse par
divers intermédiaires d'avoir fait assassiner le président
Mohammed Boudiaf ou d'avoir provoqué la ruine du pays. Mais
étrangement, ils restent par ailleurs unis face aux dangers
extérieurs au clan et mettent en avant deux objectifs essentiels: Face aux menaces externes les généraux ont décidé à l'automne 2001, de mettre en place un dispositif de propagande spécial de grande envergure à destination de l'étranger, et surtout de la France. Il s'agissait pour eux de contrer les effets dévastateurs des révélations du Mouvement algériens des officiers Libres, du lieutenant Habib Souaïdia, du colonel Mohamed Samraoui, ou des autres documentaires télévisuel mettant clairement en évidence leurs responsabilités dans le génocide du peuple algérien comme les films de Canal Plus sur l'affaire Matoub Lounes ou le massacre de Bentalha. Les
généraux ont essayé à leur manière
d'exploiter cyniquement les nouvelles données de la scène
mondiale. Ils ont cru que les évènements du 11 septembre
leur ont donné de nouvelles ailes et vont leur permettre
de revenir au premier plan sur la scène internationale. " Que va engranger l'Algérie ? En toute humilité, je ne saurais vous le dire. Mais, ce que je souhaite en ces circonstances, c'est qu'elle puisse détromper l'opinion internationale qui a été abusée par des sources liées au terrorisme international et au terrorisme qui sévit en Algérie, notamment sur la réalité de ce qui s'y déroule. Je souhaite donc que l'Algérie arrive à détromper l'opinion publique de certains pays quant à toutes ces tentatives sournoises qui visent à déculpabiliser les auteurs des massacres commis qui ont mutilé et blessé à vie l'esprit et la mémoire de nombre de nos compatriotes. Il nous faudra agir dans ce sens, mais la question ne dépend pas que de nous. Il faudra aussi compter avec l'amour-propre des Etats qui ne se déjugent pas facilement du jour au lendemain. " Dans
cette sortie rocambolesque du grand ''Mokh'', il suffit presque
de changer le mot ''détromper'' par ''tromper'' pour deviner
le programme du nouveau dispositif de désinformation que
les généraux ont mis en place pour " agir en
ce sens ". Dans ce dispositif, Khaled Nezzar n'est qu'un pion,
à sacrifier s'il le faut. Car celui-ci, est à la fois
fermé et borné et n'a plus de pouvoir, contrairement
à son vieux chef et bienfaiteur Larbi Belkheir. En le poussant
à s'engager dans un procès en diffamation à
haut risque, ce dernier et ses collègues ont eu en tête
le calcul suivant : Ultérieurement, il restera à trouver un autre bouc émissaire pour la période suivante (de juillet 1993, date de la démission de Nezzar de son poste de Ministre de la Défense, à aujourd'hui) : et c'est là que la stratégie des clans en conflit apparaît au grand jour et fait son nouveau lot de victimes civiles. Larbi Belkheir s'agite en tout sens pour que ce soit le général Mohamed Mediene. Ironie du sort, Toufik voudrait bien lui aussi que ce soit Larbi Belkheir, seulement ce dernier futé, a bien pris les devants en agissant derrière des écrans ; le plus célèbre de tous étant Smain Lamari. Mais dans ce milieu assez peux ordinaire où la malice côtoie la traîtrise, peut-être bien somme toute que l'un et l'autre finiront par se réconcilier au mépris d'un troisième candidat qui portera le chapeau et cela pourrait bien être le général Smain Lamari qui est déjà très affaibli par sa maladie. Les gros problèmes de santé de Smain Lamari (un cancer avancé, comme celui de son frère décédé il y a quelques années), l'ont très sérieusement handicapé et l'empêche même d'exercer ses fonctions normalement.
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